Projet CLEANAIR

Résultats obtenus

 

Le projet cleanair vise à développer des revêtements innovants éco-respectueux, durables et industrialisables capables de traiter efficacement la problématique de la pollution de l’air intérieur. De fait, l’isolation de plus en plus poussée de nos lieux de vie clos a un effet néfaste sur la qualité de l’air que nous respirons. Nos maisons modernes fortement isolées présentent souvent une concentration excessive en polluants émis par les matériaux de construction/décoration et par notre mode de vie. Il a été démontré que cette pollution a un impact majeur sur notre santé avec pour conséquence un coût important sur la sécurité sociale. Cette thématique vise dès lors à développer des revêtements capables de capter les polluants et de les dégrader en sous-produits non toxiques pour l’homme et l’environnement. Ils s’adapteront au mieux aux matériaux de construction existants, et, de par les solutions innovantes envisagées pour augmenter la durabilité de l’action des surfaces dépolluantes, la durée de vie du produit sera accrue, minimisant ainsi son empreinte écologique.

Le projet  CLEANAIR utilise des approche « voie sèche » pour incorporer des nanoparticules métalliques ayant la faculté de dégrader des COV à température ambiante dans des revêtements organiques. Ces derniers seront également préparés par des technologies plasma froid, limitant au maximum l’utilisation de solvants potentiellement néfastes au point de vue environnemental. D’autre part, les solutions plasma sont reconnues pour leur efficacité énergétique et leur transfert industriel efficace. Un polluant emblématique de nos lieux clos, le formaldéhyde, sera le polluant principal traité. Une mesure des performances des revêtements sera effectuée en lien avec le projet FEDER BIODEC qui vise des problématiques similaires mais en utilisant d’autre système de revêtements ayant une action sur d’autres contaminants importants tels que des moisissures et bactéries.

A l’heure actuelle, les systèmes de traitement de petites quantités de poudres ont été éprouvés et optimisés afin d’obtenir une bonne répartition de la couche organiques, qui accueillera les nanodomaines métalliques, en surface des grains. Ce système de mélange combine ainsi rotation et agitation mécanique. Un exemple de poudre réalisées avec ce système est déjà réalisé et montre une bonne homogénéité des coatings et un contrôle accru sur l’épaisseur déposée.